Beyond the frontiers of inspiration
Hello tout le monde!
Cela fait 2 ans que Beyond The Frontiers est ouvert et vit grâce à vous tous!
Cela dit, vous aurez remarqué que depuis quelques semaines, l'activité est en baisse notable et la raison en est simple: l'inspiration s'est tarie. Je n'arrive plus à écrire et pire, ne prend plus de plaisir à le faire. Ce message est autant pour marquer les 732 jours d'existence que sa probable fin.
Cette décision d'arrêter (momentanément?) a été très difficile à prendre et s'avère extrêmement frustrante tant j'aurais voulu parler de plein d'autres choses et qu'il me reste pas mal de matériel inachevé. Surtout que ces deux années ont été particulièrement riches grâce aux fidèles lecteurs du blog.
Pour cela, je vous remercie tous très chaleureusement, vous avez contribué à rendre ce blog vivant, à l'améliorer et à en faire une très belle expérience.
Néanmoins, je vous promet "One last shot" dans les jours à venir pour terminer l'aventure sur une note positive.
Beyond The Frontiers reste ouvert, j'y suis trop attaché pour le fermer. Et qui sait, si un jour l'inspiration revient... ;)
Merci à tous et à très bientôt sur vos blogs!
Le umas
The Dark Knight Rises

Christopher Nolan (2012)
Christian Bale, Anne Hathaway, Gary Oldman, Joseph Gordon-Levitt, Morgan Freeman, Micheal Caine, Tom Hardy, Marion Cotillard
Musique: Hans Zimmer
Fantastique-Action
8 ans ont passé depuis la mort d’Harvey Dent, symbole du renouveau de Gotham auprès de la population. Le Batman, assassin présumé du procureur, a disparu en même temps qu’un certain Bruce Wayne. Vivant reclu dans son manoir, l’arrivée d’un danger menaçant tant son héritage que Gotham le forcera à réenfiler le costume du Chevalier Noir…
Si l’on s’en tient au battage médiatique, ce dernier volet de la trilogie Nolanienne est d’ores et déjà le film de l’année. Bien qu’il soit entaché d’une désormais sinistre réputation… Mais cela est une autre histoire...C’est avec autant d’impatience (!!) que d’appréhension que l’on se rend dans la salle, tant il y a déjà 4 ans, The Dark Knight avait marqué les esprits.
Christopher et Jonathan Nolan livrent un scénario très dense et riches en personnages. Ils prennent le temps de tout réintroduire, de décrire le contexte de cet opus : un Gotham qui va mieux, où l’élan d’espoir donné par Dent (en apparence) poursuit son chemin. Un Gotham qui a banni Batman, que la police tient pour responsable de la mort de son procureur le plus volontaire. Seuls Gordon et le jeune agent Blake (Gordon-Levitt) se battent encore réellement contre le crime organisé.
Le tour de force est de les développer tous impeccablement. De l’ambivalence du rôle de Catwoman aux parents de substitutions que représentent Lucius et Alfred, en passant par un Gordon rongé par le remord mais déterminé à sauver Gotham et Blake, jeune policier idéaliste prêt à tout pour aider le vieux commissaire. Le tout supporté par un casting en béton. Anne Hathaway convient parfaitement se glissant dans la peau d’une Catwoman sexy à l’humour irrésistible. Tout comme Gordon-Levitt, entre angélisme et détermination. Le reste du casting a toujours été à la hauteur, mention particulière à Christian Bale pour sa nouvelle prouesse dans la peau de Wayne et Caine pour l’émotion qu’il dégage tout au long du film.
Les deux scénaristes soignent leur histoire. Bien qu’assez linéaire, elle promet quelques retournements de situation inattendus, pas mal d’hommages, de références et de clins d’oeil à Begins et TDK. Les frères Nolan choisissent également une approche différente de The Dark Knight. Jouer moins sur le spectacle et l’action que sur l’émotion et la profondeur. Ce qu’on avait entrevu dans Batman Begins, mais poussé bien plus loin.
Dès le début, la couleur est donnée, sombre. L’ambiance, tendue. Les personnages, humains. Cette ambiance émotionnellement lourde marque durablement le métrage, contribuant à le rendre éprouvant,sans concession. Bien que les touches d'humour allègent sensiblement la chape de temps à autres. Le film est certes moins percutant mais ne se dépare jamais d’une tension prégnante. Ce qui rend l’expérience plutôt inédite par rapport aux deux opus précédents. Cela dit, les séquences de bravoure, les combats et autres scènes d’action parsèment le récit, dont la fluidité et la linéarité ne présentent guère de longueurs. D’autant que cela mène vers un dernier acte tendu, épique où Nolan se lâche complètement sur l’action, reléguant momentanément le drame au second rang (quoique…). Le film culmine dans un final héroïque (au sens premier du terme, du geste totalement désintéressé), qui prend aux tripes les âmes sensibles et en laissera plus d’un sur le carreau. Le final qui forge et ancre définitivement Batman dans la légende.

Si les thèmes principaux de Begins étaient la peur et la vengeance, ceux de The Dark Knight le chaos et le renouveau, The Dark Knight Rises tournerait autour de la souffrance et de la question de l’identité. En effet, Bruce Wayne y apparaît encore plus torturé qu’auparavant, plus âgé et aigri à l’instar des comics. Mais surtout, en pleine quête identitaire. Ayant remisé son costume au placard, il se cherche, tente de se débarrasser de son nemesis obscur, mais surtout, se laisse aller. Ce qui lui vaut des relations plus tendues qu’auparavant avec son entourage. Une fois encore, Batman semble en retrait de l’histoire. En tant que symbole, ce sont les autres qui en parlent le mieux. L’on s’intéresse en effectivement plus à l’homme derrière le masque qu’à la Chauve-Souris elle-même.
L’arrivée de Bane et ses mercenaires, dont l’unique but est réduire Gotham en cendre, de détruire les symboles et l’espoir apporté par Dent et Batman provoque cependant un sursaut d’orgueil chez Wayne. Il s’agit tant pour Bane de détruire Batman physique que mentalement, le torturer en le forçant à assister à la destruction de Gotham. Le mercenaire est un méchant pour le moins impressionnant, si pas terrifiant, avec son masque, sa détermination froide et sa violence brutale. Se présentant comme une force inarrêtable, le personnage ne manque ni de charisme, ni d’impact. Il ne faut certes pas s’attendre à un second Joker (qui relevait de la performance historique), Bane étant un personnage moins grandiloquent mais pas moins inquiétant. Le scénario livrent des indices sur son passé par bribes distillées tout au long du film qui, bout à bout, donnent une image plus humaine du personnage.
Son opposition à Batman met en exergue le côté radical de son combat, le fait que le héros est l’ultime rempart se dressant entre le mal et la civilisation. Comme Harvey Dent le disait dans TDK, en temps de crise, la ville place son sort entre les mains d’un héros pour se défendre. C’est exactement ce qu’il se passe ici, Gotham a besoin du retour de Batman pour la sauver une nouvelle fois; autant que Wayne a besoin de Batman pour vivre en paix avec lui-même. Le retrait relatif de ce dernier dans le scénario insiste quant à lui sur le côté inspirant du symbole, sa volonté de sortir Gotham de sa léthargie face au crime qui la gangrène. De transmettre le message que le héros se trouve en chaque citoyen. D’une certaine manière, le personnage torturé de Bruce Wayne/Batman est présenté comme une figure biblique, sa souffrance physique et morale étant le moyen de sauver définitivement les habitants de Gotham, de les inspirer par ses actes.
L’on pourra cependant reprocher à Nolan quelques menus éléments comme un développement de Gotham en huit-clos assez rapide ou l’usage plus que parcimonieux des gadgets de Wayne Enterprise par les mercenaires. De même, certains pourraient être déçus par la prise de pouvoir du souffle dramatique sur l’action pure.
Au final, The Dark Knight Rises est à la hauteur des (de mes) attentes. Moins percutant que son immense prédécesseur, il ne démérite pas à livrer sa dose d’action et d’adrénaline. Dans ce final épique, Nolan emmène sa franchise dans une autre direction, celle d’un blockbuster axé sur ses personnages et l’émotion, transcendant son héros par la souffrance, l'adversité et la quête identitaire. Bien réalisé et magnifiquement mis en musique, The Dark Knight Rises clôt d’une belle manière une trilogie qui est appelée à entrer dans la légende du cinéma. Et de quitter l'un des personnage les plus charismatiques du cinéma de ces dernières années...snif :(

Brave
Mark Andrews, Brenda Chapman, Steve Purcell (2012)
Kelly McDonald, Billy Connolly, Emma Thompson
Musique: Patrick Doyle
Animation - Fantastique
Mérida, fille du roi d'Écosse, est une jeune fille impétueuse et échevelée, qui préférerait être archère. À la suite d'une dispute avec sa mère, elle fait un choix désespéré qui va avoir de grandes conséquences sur le royaume de son père et sur la vie de sa mère. Pour remettre les choses en ordre, elle va devoir braver les forces de la nature, de la magie et d'une malédiction (wiki, 2012).
Premier projet complètement nouveau depuis 3 ans et le magistral mais déroutant Up, Brave représente également la première incursion des studios californiens dans l’univers de la fantasy.
Déjà fortement attendu en tant que tel, la promotion efficace est venue renforcer l’attente des amateurs d’animation de tous âges à coup d’images enchanteresses. Au moins autant que le court-métrage La Luna : sublime, une fois de plus.
Et que dire si le film est à la hauteur des attentes. Visuellement, c’est un bijou qui est fait pour la 3D. Décors détaillés, fourmillants, colorés et surtout emprunt d’une véritable identité visuelle, d’une personnalité forte plongeant le spectateur au coeur de l’Ecosse médiévale, de son ambiance mystérieuse, emplies de magie et de vieilles légendes. L’animation est d’un niveau encore supérieur à Cars 2 (c’est dire), fluidité et lisibilité remarquable, même dans les séquences plus remuantes. L’ensemble est agréablement mis en musique, optant évidemment pour le folklore des Highlands, jusqu’à l’accent du doublage VO, savoureux !
Côté scénario, on pouvait s’attendre à un film épique avant tout. Pixar choisit un angle un peu différent, optant pour la chronique familiale, la dépiction de relation mère-fille, traitée tantôt avec gravité, tantôt avec légèreté mais souvent avec beaucoup d’humour. Humour qui est d’ailleurs une des qualités principales du métrage plutôt court et parfaitement concis (1h33 et aucune longueur). Pour autant, Brave n’oublie pas l’aventure, livrant sa dose d’action et de séquences épiques, voire presque qu’horrifiques par moment.
Cependant, bien qu’il soit riche en émotions, humour et action, Brave n’est pas le Pixar le plus profond. Il pourra de fait laisser les amateurs de Wall-E, Up ou Toy Story 3 sur leur faim, mais il redresse bien la barre par rapport à Cars 2. L’impression que Pixar a pris en compte les critiques sur l’orientation trop adulte de ces 3 opus est bien réelle. Soyons honnête, la richesse du film est amplement suffisante pour qu’il soit accessible à tous, qu’il soit plus familial et grand public que les 3 perles sus-citées.
En définitive, Brave démontre un nouvelle fois que Pixar a 2 trains d’avance sur tout le monde de l’animation en terme de technique pure. Doté d’un scénario qui tient la route, de personnag truculents et attachants, d’un humour ravageur et d’une profondeur réelle sans être abyssale, Brave se pose comme une performance artistique complète et accessible à tous.

Index des films
La plupart des films sont classés par ordre alphabétique selon le titre en version originale. Si vous avez une hésitation, n'hésitez pas à vous tourner vers le moteur de recherche ^^
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Batman Mania
Bon, je n'en peux vraiment plus d'attendre ce Dark Knight Rises, et probablement vous êtes dans un état pareil également (ou pas).
Voici une petite piqûre de rappel sur la fin de The Dark Knight: sublime, riche émotion grâce à la voix off, aux images fortes mais surtout à la musique magique qui les accompagne. On remarquera que cette piste peut être trouvée sur la version "extended" de la BO, sous le nom A Watchful Guardian, à une différence près. Le passage entre 2:29 et 2:36 (dans la vidéo, au moment où le fils de Gordon intervient) ne se retrouve pas sur la piste audio, bien dommage car ce mouvement est magnifique.
Et prolongons le plaisir avec la musique des crédits de fin, elle aussi superbe, qui mêlent plusieurs pistes de la BO, avec un mixage un poil différent. Voir de l'inédit à partir de 4:00 (et jusque 5:00), avec le retour du thème de Bruce Wayne, complètement oublié dans ce volet. Tout en nuance et en drame, intonations pessimistes mais tellement flatteuses et douces après le déferlement que constitue le film.
























































































































