Massive Attack - Teardrop
Le dernier épisode de Dr. House a été diffusé lundi au USA (pas de spoiler promis!). Il est temps de dire au revoir à l'antipathique médecin surdoué mais attachant, à Wilson et à ses assistants-souffre-douleurs. Certes la série s'essouflait, mais elle était encore capable de livrer de beaux moments de rire ou d'émotions. Maintenant, il ne reste que les DVD et BR pour combler le manque :p
Enjoy!
Crazy, Stupid, Love

Glenn Ficara & John Requa (2011)
Steve Carell, Ryan Gosling, Julianne Moore, Kevin Bacon, Emma Stone,
Musique: Christophe Beck
Comédie romantique
Lors d'un diner avec sa femme, Cal apprend que celle ci l'a trompé. Au plus mal il noie son chagrin dans le fond d'un verre dans un bar. Il réalise que durant toutes ces années de mariage il en a oublié le jeu de la séduction. Jacob, séducteur aux multiples conquêtes lui propose donc de devenir en quelque sorte son coach personnel...
Parmi les flots de comédies romantiques inondant les salles de leur classicisme prévisible (pour ne pas dire médiocrité, parfois), il en est qui constituent de véritables bonnes surprises, par leur aspect rafraîchissant ou leur profondeur inattendue.
Crazy, Stupid, Love est de cette catégorie. En effet, Glenn Ficara et John Requa livrent un film qui sans être novateur offrent bien plus que des situations cocasses et/ou de bonnes répliques. Construit d’une certaine manière comme un film choral (les personnages étant liés les uns aux autres), il dépeint les relations amoureuses dans ce qu’elles ont de plus changeant et imprévisible. Les hauts et les bas, la notion toute relative de l’âme sœur (vaguement définie et pourtant si fortement ancrée), la solitude et la banalisation des séparations, tout y passe sans romantisme mielleux, naïveté ou mélodrame. L’ambiance alterne alors entre la franche rigolade cocasse et l’amertume. Répliques acerbes, ironie et questionnement se répondent ancrant un peu plus cette comédie dans un certain réalisme bienvenu.
En dépit des quelques clichés inhérents à la recette, il s’agit probablement le point fort du film, ce ton assez neutre et équilibré qui ne fait que rendre plus attachant les personnages mis en scènes : touchants mais pathétiques, tour à tour graves et légers, superficiels et profonds. Mais tous tentant de dépêtrer les sacs de nœuds que constitue(nt) leur(s) relation(s) amoureuses. On aura alors droit à l’arsenal du séducteur invétéré (excellent Gosling), du mari trompé (épatant Steve Carell dans un rôle plus dramatique), de la femme qui hésite (pléonasme, Julianne Moore aussi bonne que Carell, son mari à l’écran) ou des adolescents qui découvrent l’ivresse du sentiment amoureux (ou des hormones).
Du reste, les plus pointilleux déploreront quelques longueurs, des personnages secondaires moins bien employés, une réunion familiale finale aux coïncidences un peu exagérées (mais donnant lieu à des scènes bien fendardes !) ainsi qu’un speech final au ton plus naïf.
Il résulte de tout cela un film agréable auquel le duo à la réalisation insuffle une profondeur intéressante, bien aidé par un casting à la hauteur de leur personnage. Alliant une réflexion sur les relations amoureuses et un divertissement plus standard, Crazy, Stupid, Love se pose comme une comédie des plus recommandables, sensible et drôle mais surtout plus inventive que les récentes productions du genre.

Dark Shadows

Tim Burton (2012)
Johnny Depp, Eva Green, Michelle Pfeiffer, Helena Bohnam-Carter, Chloë Moretz
Musique: Danny Elfman
Comédie – Fantastique
En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool pour l’Amérique avec leur jeune fils Barnabas, fuyant une terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Suite à un drame amoureux, il est transformé en vampire…Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…
Après un Alice in The Wonderland assez décevant, Tim Burton revient avec son acteur fétiche Johnny Depp pour un Dark Shadows qui marquait un retour vers un univers plus Burtonien que jamais. Cela est-il pour autant un gage de réussite ?
Dès les premières secondes, c’est l’esthétisme particulier qui frappe. Reconnaissable entre mille, le style Burton, tout en environnements sombres desquels émergent des couleurs saturées flatte les mirettes. Le travail sur les décors est évident, de même que sur la réalisation, mêlant beauté obscure et fluidité remarquable. Remarquables le sont aussi les interprêtes dont les principaux apportent une consistance bienvenue à leur personnage. Johnny Depp en tête, évidemment, incarnant un vampire charnel au cœur brisé, mais Eva Green aussi, son nemesis, sorte de nympho sadique tout en sensualité bestiale. Mentions également à Michelle Pfeiffer (impeccable) et Helena Bonham Carter. Tous sont bien aidés par des dialogues biens construits, des répliques fines dont beaucoup font mouche. Entendre Barnabas s’exprimer comme au 19e siècle est un régal.
Outre son esthétisme certain et ses acteurs, Dark Shadows peut s’appuyer sur son humour, noir comme il est de coutume. Une succession de situations cocasses, de répliques piquantes et acerbes attend le spectateur tout au long du film, jouant essentiellement sur le choc des époques issu du décalage entre Barnabas et son nouvel environnement. Et cela fonctionne plutôt bien, rictus, sourires et quelques éclats de rire parsèmeront la séance. Le tout malgré un romantisme tragique assez prégnant (Burton se lâche complètement ici). La musique d’Elfman se veut efficace sans être particulièrement inspirée. Tout le contraire du choix de la bande son délicieusement 70’s et en parfait désaccord (comprendre contraste) avec le personnage principal. Ici encore, les thèmes sombres sont privilégiés, Alice Cooper, Black Sabbath, etc.
Ainsi décrit, Dark Shadows a tout d’un bon film. Ce serait omettre le principal : le scénario. Force est de constater sa quasi-absence, peinant à combler l’heure trente qui sépare la folle introduction du final totalement dément. Certes, le centre est la romance, la noire nostalgie d’un être perdu, l’amour éternel au travers de la réincarnation des âmes. Toutefois, cela manque cruellement de pêche à défaut de verve. L’histoire fait du surplace plus qu’à son tour, à tel point que le récit semble être construit sur le décalage des époques, l’humour et les dialogues. Or cela tiendrait sur 30-40 min, mais pas sur 2h. Les longueurs scénaristiques, mises en exergue par un récit linéaire, ne sont ainsi que partiellement comblées, même, et c’est un comble, durant le final où les excès de démences amollissent le rythme d’une confrontation dont l’issue est aussi scénaristiquement mal amenée que décevante.
Et au final, c’est bien la déception qui domine. Dark Shadows est à l’image du personnage d’Eva Green, une belle coquille vide. Tim Burton livre un film esthétiquement irréprochable (quoique quelques effets sont assez moches), bien interprété et parsemé d’humour grinçant mais dont le vide scénaristique n’est guère comblé par la folie d’un romantisme noir qu’il insuffle à son récit. Bref, Burton commence sérieusement à tourner en rond… 
Zimmer & Religion
En guise d'article musical, je vous propose de se plonger dans deux compositions "religieuses" d'Hans Zimmer. Vous aurez reconnu aisément les Da Vinci Code et Angels & Demons, deux OST aussi magistrales que les films sont inégaux (surtout le premier). Si la première est assez hermétique d'accès, jouant sur les nuances dans les notes graves, la seconde, réarrange et dynamise les thèmes développés précédemment. Le présent article se veut une introduction à un futur développement d'une analyse comparative des deux OST (qui paraîtra quand j'aurai eu le temps de mettre mes idées en ordre et en lettre). Ici, place au plaisir de l'écoute avec pas moins de 4 morceaux emblématiques: deux "singles" d'abord plutôt aisés et deux pistes plus développées.
Montez le son, sélectionnez le HD et laissez-vous berçer par les notes douces de:
Ad Arcana: piste calme et planante, moins obscure mais non moins mystérieuse qui joue d'un violon solo et d'élans de cordes adoucies pour émouvoir. Un bijou dans lequel il faut s'abandonner quelques instants
Chevalier de Sangréal: thème principal des films. Construction en vagues sonore, crescendo permanent basé sur un motif répétitif qui explose dans un final auquel se mêlent les choeurs. Un des thèmes les plus efficaces de Zimmer, qui inspirera A Dark Knight en 2008.
160 BPM: single d'Angels & Demons, ouverture dantesque, beaucoup plus rythmée que les autres. Structurée autour des choeurs et des percussions très énergiques.
Science & Religion: Long morceau et pièce maîtresse d'Angel & Demons. Développe des ambiances mystérieuses, presque mystiques, joue sur les nuances des notes plutôt que l'énergie. Merveilleuse piste!
The Dark Knight Rises Trailer 3 + Prometheus Final Trailer


Rien à dire, si ce n'est AAAAAAARRRRRGHHHHH :D
Je suis excité comme une puce avec ces deux trailers !!
Le Batman est tout bonnement génial (superbe musique !!) et le Prometheus prend aux tripes comme jamais (rarement été aussi oppressé par un trailer oO)
Enjoy! [se les regarde pour la 5e fois en boucle XD]

