o-madagascar-3-movie-poster

 Eric Darnell, Conrad Vernon, Tom McGarth (2012)
 Ben Stiller, Chris Rock, David Schwimmer, Jada Pinkett Smith, Salma Hayek
Musique: Hans Zimmer
Animation

Après s’être échappé du Zoo de New York, avoir vécu dans la savane, la bande d’animaux (presque sauvages) la plus chtarbée du cinéma revient divertir les salles. Cette fois, c’est la nostalgie d’Alex le Lion qui motivent cette nouvelle aventure épique. Désireux de retrouver les Pingouins à Monaco et d’enfin rentrer chez eux, la petite famille s’embarque dans un périlleux périple à la recherche de leur ancienne gloire et atterrissent dans un cirque.


 La promotion massive dont le film fut l’objet a certes relancé l’intérêt pour une saga en manque de renouvellement et surtout éclipsée par son spin-off télévisuel «Les Pingouins de Madagascar ». S’il ne brille pas par son scénario, somme toute assez linéaire et parfois un peu chaotique (les lignes scénaristiques des personnages et des chasseurs sont assez mal intégrées), c’est que Madagascar 3 mise avant tout sur le fun décomplexé. L’humour et les bons sentiments sont toujours présents avec quelques bonnes répliques/situations. 

Pirouettes (et cacahuètes…je sors) sont le fondement d’un film bondissant de lieux en lieux, toujours plus colorés et flashy, tournoyant de personnages en personnages. La palme de cette démesure poppesque revient au renouveau du cirque ainsi qu’à son show digne de Tron, en (beaucoup) plus coloré. Le tout avec un morceau bien radiophonique et entraînant en fond. Une explosion de couleurs acidulées dans une séquence taillée pour la 3D. On remarquera d’autres moments de bravoures tout aussi épiques jalonnant le parcours (course poursuite à Monaco, apprentissage du trapèze-américano,…). Dommage que les personnages du cirque soient si peu exploités/approfondis (sauf le tigre).

Tentant de chasser Pixar et Universal sur leur terrain (impossible de ne pas faire le rapprochement avec Cars II et l’humour débridé des Ice Age du second), ce Madagascar 3 y perd quelque peu son identité. En effet, si les références sont nombreuses (et ne se limitent pas aux films précités), elles sont tellement explicites voir imposées que l’en vient à se demander s’il s’agit de références ou d’emprunts purs et simples.

Côté technique, rien à redire : c’est beau, fluide, coloré et dynamique. Mais pas de quoi s’émerveiller non plus. La modélisation semble stagner depuis le dernier épisode, les progrès réalisé sont plutôt à mettre sur le compte des couleurs et du dynamisme.

En définitive, Madagascar 3 se situe dans la lignée de ses prédécesseurs. La saga poursuit son chemin mais semble se chercher un second souffle en allant piocher du côté de ses rivaux. Cependant, nous tenons ici un film d’animation correct, fun et agréable à suivre.

madagascar3-31