Brave-Pixar-poster

Mark Andrews, Brenda Chapman, Steve Purcell
(2012)
Kelly McDonald, Billy Connolly, Emma Thompson
Musique: Patrick Doyle
Animation - Fantastique

Mérida, fille du roi d'Écosse, est une jeune fille impétueuse et échevelée, qui préférerait être archère. À la suite d'une dispute avec sa mère, elle fait un choix désespéré qui va avoir de grandes conséquences sur le royaume de son père et sur la vie de sa mère. Pour remettre les choses en ordre, elle va devoir braver les forces de la nature, de la magie et d'une malédiction (wiki, 2012).


Premier projet complètement nouveau depuis 3 ans et le magistral mais déroutant Up, Brave représente également la première incursion des studios californiens dans l’univers de la fantasy.

Déjà fortement attendu en tant que tel, la promotion efficace est venue renforcer l’attente des amateurs d’animation de tous âges à coup d’images enchanteresses. Au moins autant que le court-métrage La Luna : sublime, une fois de plus.

Et que dire si le film est à la hauteur des attentes. Visuellement, c’est un bijou qui est fait pour la 3D. Décors détaillés, fourmillants, colorés et surtout emprunt d’une véritable identité visuelle, d’une personnalité forte plongeant le spectateur au coeur de l’Ecosse médiévale, de son ambiance mystérieuse, emplies de magie et de vieilles légendes. L’animation est d’un niveau encore supérieur à Cars 2 (c’est dire), fluidité et lisibilité remarquable, même dans les séquences plus remuantes. L’ensemble est agréablement mis en musique, optant évidemment pour le folklore des Highlands, jusqu’à l’accent du doublage VO, savoureux !

Côté scénario, on pouvait s’attendre à un film épique avant tout. Pixar choisit un angle un peu différent, optant pour la chronique familiale, la dépiction de relation mère-fille, traitée tantôt avec gravité, tantôt avec légèreté mais souvent avec beaucoup d’humour. Humour qui est d’ailleurs une des qualités principales du métrage plutôt court et parfaitement concis (1h33 et aucune longueur). Pour autant, Brave n’oublie pas l’aventure, livrant sa dose d’action et de séquences épiques, voire presque qu’horrifiques par moment.

Cependant, bien qu’il soit riche en émotions, humour et action, Brave n’est pas le Pixar le plus profond. Il pourra de fait laisser les amateurs de Wall-E, Up ou Toy Story 3 sur leur faim, mais il redresse bien la barre par rapport à Cars 2. L’impression que Pixar a pris en compte les critiques sur l’orientation trop adulte de ces 3 opus est bien réelle. Soyons honnête, la richesse du film est amplement suffisante pour qu’il soit accessible à tous, qu’il soit plus familial et grand public que les 3 perles sus-citées.

En définitive, Brave démontre un nouvelle fois que Pixar a 2 trains d’avance sur tout le monde de l’animation en terme de technique pure. Doté d’un scénario qui tient la route, de personnag truculents et attachants, d’un humour ravageur et d’une profondeur réelle sans être abyssale, Brave se pose comme une performance artistique complète et accessible à tous.

brave