Canalblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Beyond The Frontiers
Publicité
Beyond The Frontiers
Publicité
Derniers commentaires
Publicité
Publicité
21 juin 2012

Madagascar 3 - Europe's Most Wanted

o-madagascar-3-movie-poster

 Eric Darnell, Conrad Vernon, Tom McGarth (2012)
 Ben Stiller, Chris Rock, David Schwimmer, Jada Pinkett Smith, Salma Hayek
Musique: Hans Zimmer
Animation

Après s’être échappé du Zoo de New York, avoir vécu dans la savane, la bande d’animaux (presque sauvages) la plus chtarbée du cinéma revient divertir les salles. Cette fois, c’est la nostalgie d’Alex le Lion qui motivent cette nouvelle aventure épique. Désireux de retrouver les Pingouins à Monaco et d’enfin rentrer chez eux, la petite famille s’embarque dans un périlleux périple à la recherche de leur ancienne gloire et atterrissent dans un cirque.


 La promotion massive dont le film fut l’objet a certes relancé l’intérêt pour une saga en manque de renouvellement et surtout éclipsée par son spin-off télévisuel «Les Pingouins de Madagascar ». S’il ne brille pas par son scénario, somme toute assez linéaire et parfois un peu chaotique (les lignes scénaristiques des personnages et des chasseurs sont assez mal intégrées), c’est que Madagascar 3 mise avant tout sur le fun décomplexé. L’humour et les bons sentiments sont toujours présents avec quelques bonnes répliques/situations. 

Pirouettes (et cacahuètes…je sors) sont le fondement d’un film bondissant de lieux en lieux, toujours plus colorés et flashy, tournoyant de personnages en personnages. La palme de cette démesure poppesque revient au renouveau du cirque ainsi qu’à son show digne de Tron, en (beaucoup) plus coloré. Le tout avec un morceau bien radiophonique et entraînant en fond. Une explosion de couleurs acidulées dans une séquence taillée pour la 3D. On remarquera d’autres moments de bravoures tout aussi épiques jalonnant le parcours (course poursuite à Monaco, apprentissage du trapèze-américano,…). Dommage que les personnages du cirque soient si peu exploités/approfondis (sauf le tigre).

Tentant de chasser Pixar et Universal sur leur terrain (impossible de ne pas faire le rapprochement avec Cars II et l’humour débridé des Ice Age du second), ce Madagascar 3 y perd quelque peu son identité. En effet, si les références sont nombreuses (et ne se limitent pas aux films précités), elles sont tellement explicites voir imposées que l’en vient à se demander s’il s’agit de références ou d’emprunts purs et simples.

Côté technique, rien à redire : c’est beau, fluide, coloré et dynamique. Mais pas de quoi s’émerveiller non plus. La modélisation semble stagner depuis le dernier épisode, les progrès réalisé sont plutôt à mettre sur le compte des couleurs et du dynamisme.

En définitive, Madagascar 3 se situe dans la lignée de ses prédécesseurs. La saga poursuit son chemin mais semble se chercher un second souffle en allant piocher du côté de ses rivaux. Cependant, nous tenons ici un film d’animation correct, fun et agréable à suivre.

madagascar3-31

Publicité
Commentaires
A
Je suis effaré par le manque de réaction du public français à la francophobie évidente et décomplexée émanant de ce film. Quoi que venant d'un jeune public, les commentaires que l'on peut lire ne sont pas si surprenant : les enfants n'ont pas le recul et la maturité nécessaire pour comprendre le message politique dénigrateur, pour ne pas dire implicitement raciste de cette réalisation. <br /> <br /> <br /> <br /> Ce qui me choque le plus, c'est que ce dessin animé est avant tout destiné aux plus jeunes, qui plus est aux enfants des pays du monde entier. Comment ne pas croire que nombre d'entre eux vont intérioriser, sans s'en rendre compte, cette dénigration de notre identité ? Et en faire plus tard réflexe universel, sachant qu'Hollywood est la matrice contemporaine de la culture globalisée ? Nous n'en sommes pas encore là, mais si personne ne dénonce avec suffisamment de force ce phénomène omniprésent à la télé et au cinéma, marchés archi dominés par les USA, ne risquons-nous pas de devenir la nouvelle "éthnie" de référence, sur laquelle chacun peut se défouler ?
E
Vous n’indiquez pas votre nationalité, mais à ma connaissance, les seuls nationaux dont les Français se sont régulièrement moqués sont les Belges. Surtout dans les années 80, lorsque Coluche a lancé la mode. Ayant moi-même certains aïeux Belges, ça m’avait un peu agacé à l’époque. Je trouvais ça complètement absurde.<br /> <br /> <br /> <br /> Mais ça n’est pas du tout la même chose. Par exemple, j’aime beaucoup l’Angleterre et les Anglais, et je travaille avec des expats originaires de Leeds et Manchester. Au boulot (en Australie) je me fais taquiner de temps à autres. Ce sont des blagues venant d’amis, et l’humour critiquant les Français à la télé n’est jamais bien méchant non plus. <br /> <br /> <br /> <br /> Ce qui m’alarme avec le French-bashing venant des US, c’est qu’il a pour base une haine et un mépris réels. L’humour n’est plus la motivation première. Même là, s’il n’était question que d’un pays de la taille de la France, comme l’Angleterre, ça ne serait pas si grave. Mais il s’agit des Etats-Unis. La machine politique, commerciale et médiatique Américaine, dont l’un des principaux rouages est Hollywood, a le pouvoir d’influencer une bonne partie de la planète et la façon dont beaucoup de gens pensent. Les enfants en particulier voient des films comme Madagascar et en intériorisent le contenu de préjudices sans s’en rendre compte.<br /> <br /> <br /> <br /> Il existe à mon avis un risque que cet antagonisme devienne un phénomène global. Et ce n’est pas seulement qu’Hollywood se fasse l’école d’un racisme anti-Français globalisé, je tombe sur des exemples dans la presse mondiale où les Français sont diabolisés au point d’être déshumaniser, comme c’était autrefois le cas des juifs : les Français puent, ce sont des lâches, ils n’ont pas d’âme … etc. Aucun humour dans ces propos. Juste de la haine.
L
C'est un point de vue... Reste que la méconnaissance (volontaire?) de l'histoire européenne (hors guerres mondiales) par les cinéma US n'est pas nouveau et que le prendre comme une offense me semble exagéré. Cela dit, ce dont vous parlez ne m'a jamais dérangé, n'étant pas français, et ne me dérangerait pas, si appliqué à mon pays, vu que les-dits français (et Hollywood aussi, en passant) passent leur temps à se moquer ouvertement de mes compatriotes.
E
J’ai fait l’erreur d’emmener ma fille voir ce film, pensant que je passerais un bon moment avec elle. Que techniquement parlant cette animation soit bien réalisée, comme toutes celles du genre, n’est pas la question. Ça n’est qu’un film anti-Français de plus. Et visiblement, à en juger par les réactions laissées sur certains sites, ça n’a pas l’air d’émouvoir grand monde.<br /> <br /> <br /> <br /> Pour ma part, je suis consterné une fois de plus de voir que peu de personnes relèvent se fait et s’en indignent. En tant qu’expat ayant une bonne expérience des pays ‘anglo-saxons’, j’aimerais faire comprendre au public Français qu’il ne s’agit pas simplement d’une blague inoffensive plus ou moins légitime, qui s’inscrirait dans le contexte d’une rivalité politique passagère. C’est l’expression d’un racisme : un racisme socialement acceptable aux États-Unis, là où aucun autre ne l’est, et qui est en train de s’installer dans le paysage audiovisuel globalisé, hors contexte politique, de façon permanente.<br /> <br /> <br /> <br /> J’aimerais insister sur ce point : ceux qui pensent que le showbiz Américain s’amuse sympathiquement avec eux, façon clin d’œil, comme participant à une autocritique de la France se trompent. Ils se font avoir par l’impression de familiarité bon enfant qui émane du cinéma Américain et de ses icônes commerciales populaires, omniprésentes dans leur vie. Cette logique d’infériorisation de notre identité a su insidieusement s’intégrer à notre société, aidée en cela par des intérêts commerciaux, au point où beaucoup d’entre nous en viennent à la voir comme une donnée intérieure, une critique humoristique à la Française. Il n’en est rien. <br /> <br /> <br /> <br /> Ce harcèlement émane d’un corps étranger dominant et belliqueux pour qui seuls comptent les USA. Il vient de gens qui ignorent, méprisent ou haïssent la France, ses gens, son histoire, sa culture, et par dessus tout sa politique, pour n’en retenir que les clichés les plus avilissants et les plus dégradants. Ces films ne sont pas conçus pour rire avec vous et pour vous faire rire, ils ont pour fonction d’humilier la France et de la désigner au monde entier comme un objet de moquerie, voir de persécution. <br /> <br /> <br /> <br /> Pas votre problème ? Les écrans de toutes tailles éduquent l’humanité. Hollywood, c’est l’école d’une bonne partie de la planète. Avez-vous déjà vu ce documentaire montrant une classe d’école Allemande vers la fin des années 30, où le prof Nazi éduquait ses élèves sur les juifs en faisant des grimaces : « ils sont laids, ils puent, etc. » Ce à quoi les élèves répondaient par des rires. Si les Allemands, à l’époque, avaient fait des films divertissants et animés, trouveriez-vous normal que des juifs soient allé les voir au cinéma pour s’en amuser et se moquer d’eux-mêmes ? Ou des noirs et des arabes avec des films coloniaux dégradants ? Alors pourquoi n’est-ce pas la même chose pour nous ?<br /> <br /> <br /> <br /> J’évoquais l’éducation pour la haine des juifs, mais la motivation est similaire. A l’époque, Français et Allemands se haïssaient, mais entre les deux guerres, s’en prendre ouvertement l’un à l’autre était trop dangereux. Alors les Allemands se sont mis à taper sur les juifs. Dans un très bon article traitant du même sujet et datant de 2006 (1), le journaliste Américain William Arnold citait le cinéaste Jim Jarmusch: « Nous sommes en guerre contre le terrorisme islamique, mais nous avons peur de les caricaturer dans les films […], alors nous nous en prenons aux Français. Ils font une cible facile. » Ce à quoi le cinéaste Oliver Stone ajoutait « Et ce qui n’arrange rien, c’est que les Français ne bronchent pas. »<br /> <br /> <br /> <br /> A l’origine des sentiments anti-Français aux USA, on trouve de vieilles rivalités entre des nations protestantes comme l’Angleterre, la Hollande et l’Allemagne, avec celles catholiques comme la France, qui avec le temps se sont inscrites dans l’inconscient collectif comme une sorte de réflexe. Mais ce qui se passe aujourd’hui a surtout commencé avec l’attitude de défiance théâtrale de de Gaulle face aux USA. Après avoir sérieusement irrité les alliés durant la guerre, de Gaulle a choisit de faire double jeu avec l’Union Soviétique, d’expulser l’Otan de Paris et de lâcher la jeune nation israélienne en faveur d’une politique pro-Arabe, qui a perdurée. L’antipathie viscérale d’une partie d’Hollywood, -très- pro Israélienne, vient de là. En s’amusant à rejouer l’acte de de Gaulle, Chirac a mit le feu aux poudres. Désormais, une partie de l’Amérique du showbiz, des affaires, des médias, de la politique et de la rue, s’est donné pour réflexe de nous haïr. <br /> <br /> <br /> <br /> Depuis, Hollywood s’est aperçu qu’il y avait en prime un marché pour ce type de produit, avec un public réceptif, prêt à s’amuser de racisme convenable dans un monde autrement verrouillé par le politiquement correct. Ce qui fait aussi le jeu de Washington. Les politiciens Américains se servent du bouc émissaire Français afin de détourner l’attention du public des crises domestiques et des bodybags qui reviennent d’Iraq. <br /> <br /> <br /> <br /> Un journaliste Français remarquait que depuis Pearl Harbour, Hollywood ne s’était jamais à ce point investi dans un tel programme d’agression systématique ciblé contre une nation particulière. Depuis la Matrix 2 des frères Wachowski, les films racistes anti-Français sont légions. Ils sont aussi multi culturels. La Chine, comme le reste du monde, est édifiée sur le thème : dans Rush Hours 3, avec Jackie Chan, lorsque l’un des vilains asiatiques est capturé, il se met à bafouiller quelques mots en Français. Le coéquipier de Chan lui jette : « Cesse de t’humilier ! » <br /> <br /> <br /> <br /> Avec Master and Commander, là où le roman d’O’Brian mettait en scène un vaisseau ennemi Américain, les producteurs du film ont souhaité ne pas offenser le public de ce pays. Le vaisseau devient Français : « C’était bien plus intéressant ! » déclarait Weir. Citons encore Nous Étions Soldats, qui m’avait profondément offensé dans son traitement méprisant des soldats Français d’Indochine. Et il en est peu des nombreuses séries Américaines qui n’ai pas au moins un épisode où les Français sont caricaturés de façon dégradante. La liste est longue (voir l’article de William Arnold ci-dessous, pour la seule année 2006). Tout ça venant d’une nation empire qui ne tolérerait jamais, ne serait-ce qu’un seul film étranger osant insulter son identité de la sorte, ou interpréter un épisode de son histoire son un angle condescendant. <br /> <br /> <br /> <br /> Honte aux acteurs tels Lambert-Wilson (the Matrix) et Jean Reno (Flushed Away), pour ne citer qu’eux, qui y collaborent. Honte aussi aux cinémas Français qui les projettent en salle. <br /> <br /> <br /> <br /> La phase active de l’opposition politique de la France, outre qu’elle serait légitime si ce monde était vraiment libre, est passée depuis longtemps. Elle date de Chirac. Mais Madagascar 3 constitue un exemple de plus d’une persécution qui va continuer tant qu’il n’y aura qu’une minorité pour la dénoncer.<br /> <br /> <br /> <br /> (1) http://www.seattlepi.com/ae/movies/article/In-Hollywood-s-eyes-the-French-are-a-foreign-1214252.php<br /> <br /> <br /> <br /> Voir aussi : http://www.miquelon.org
A
rien à voir avec cet article, mais je me permets de faire la pub de mon nouveau blog, sexologues.com. Voici l'adresse: http://sexologues.canalblog.com/
Publicité