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Beyond The Frontiers

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Beyond The Frontiers
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26 août 2012

Beyond the frontiers of inspiration

Hello tout le monde!

Cela fait 2 ans que Beyond The Frontiers est ouvert et vit grâce à vous tous!

Cela dit, vous aurez remarqué que depuis quelques semaines, l'activité est en baisse notable et la raison en est simple: l'inspiration s'est tarie. Je n'arrive plus à écrire et pire, ne prend plus de plaisir à le faire. Ce message est autant pour marquer les 732 jours d'existence que sa probable fin.

Cette décision d'arrêter (momentanément?) a été très difficile à prendre et s'avère extrêmement frustrante tant j'aurais voulu parler de plein d'autres choses et qu'il me reste pas mal de matériel inachevé. Surtout que ces deux années ont été particulièrement riches grâce aux fidèles lecteurs du blog.
Pour cela, je vous remercie tous très chaleureusement, vous avez contribué à rendre ce blog vivant, à l'améliorer et à en faire une très belle expérience.

Néanmoins, je vous promet "One last shot" dans les jours à venir pour terminer l'aventure sur une note positive.
Beyond The Frontiers reste ouvert, j'y suis trop attaché pour le fermer. Et qui sait, si un jour l'inspiration revient... ;)

Merci à tous et à très bientôt sur vos blogs!

Le umas

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25 juillet 2012

The Dark Knight Rises

The-Dark-Knight-Rises-poster-BatmanThe-Legend-Ends


Christopher Nolan (2012)

Christian Bale, Anne Hathaway, Gary Oldman, Joseph Gordon-Levitt, Morgan Freeman, Micheal Caine, Tom Hardy, Marion Cotillard
Musique: Hans Zimmer
Fantastique-Action

8 ans ont passé depuis la mort d’Harvey Dent, symbole du renouveau de Gotham auprès de la population. Le Batman, assassin présumé du procureur, a disparu en même temps qu’un certain Bruce Wayne. Vivant reclu dans son manoir, l’arrivée d’un danger menaçant tant son héritage que Gotham le forcera à réenfiler le costume du Chevalier Noir…


 Si l’on s’en tient au battage médiatique, ce dernier volet de la trilogie Nolanienne est d’ores et déjà le film de l’année. Bien qu’il soit entaché d’une désormais sinistre réputation… Mais cela est une autre histoire...C’est avec autant d’impatience (!!) que d’appréhension que l’on se rend dans la salle, tant il y a déjà 4 ans, The Dark Knight avait marqué les esprits.

Christopher et Jonathan Nolan livrent un scénario très dense et riches en personnages. Ils prennent le temps de tout réintroduire, de décrire le contexte de cet opus : un Gotham qui va mieux, où l’élan d’espoir donné par Dent (en apparence) poursuit son chemin. Un Gotham qui a banni Batman, que la police tient pour responsable de la mort de son procureur le plus volontaire. Seuls Gordon et le jeune agent Blake (Gordon-Levitt) se battent encore réellement contre le crime organisé.

Le tour de force est de les développer tous impeccablement. De l’ambivalence du rôle de Catwoman aux parents de substitutions que représentent Lucius et Alfred, en passant par un Gordon rongé par le remord mais déterminé à sauver Gotham et Blake, jeune policier idéaliste prêt à tout pour aider le vieux commissaire. Le tout supporté par un casting en béton. Anne Hathaway convient parfaitement se glissant dans la peau d’une Catwoman sexy à l’humour irrésistible. Tout comme Gordon-Levitt, entre angélisme et détermination. Le reste du casting a toujours été à la hauteur, mention particulière à Christian Bale pour sa nouvelle prouesse dans la peau de Wayne et Caine pour l’émotion qu’il dégage tout au long du film.

Les deux scénaristes soignent leur histoire. Bien qu’assez linéaire, elle promet quelques retournements de situation inattendus, pas mal d’hommages, de références et de clins d’oeil à Begins et TDK. Les frères Nolan choisissent également une approche différente de The Dark Knight. Jouer moins sur le spectacle et l’action que sur l’émotion et la profondeur. Ce qu’on avait entrevu dans Batman Begins, mais poussé bien plus loin.

Dès le début, la couleur est donnée, sombre. L’ambiance, tendue. Les personnages, humains. Cette ambiance émotionnellement lourde marque durablement le métrage, contribuant à le rendre éprouvant,sans concession. Bien que les touches d'humour allègent sensiblement la chape de temps à autres. Le film est certes moins percutant mais ne se dépare jamais d’une tension prégnante. Ce qui rend l’expérience plutôt inédite par rapport aux deux opus précédents. Cela dit, les séquences de bravoure, les combats et autres scènes d’action parsèment le récit, dont la fluidité et la linéarité ne présentent guère de longueurs. D’autant que cela mène vers un dernier acte tendu, épique où Nolan se lâche complètement sur l’action, reléguant momentanément le drame au second rang (quoique…). Le film culmine dans un final héroïque (au sens premier du terme, du geste totalement désintéressé), qui prend aux tripes les âmes sensibles et en laissera plus d’un sur le carreau. Le final qui forge et ancre définitivement Batman dans la légende.

tom-hardy-christian-bale-the-dark-knight-rises1

Si les thèmes principaux de Begins étaient la peur et la vengeance, ceux de The Dark Knight le chaos et le renouveau, The Dark Knight Rises tournerait autour de la souffrance et de la question de l’identité. En effet, Bruce Wayne y apparaît encore plus torturé qu’auparavant, plus âgé et aigri à l’instar des comics. Mais surtout, en pleine quête identitaire. Ayant remisé son costume au placard, il se cherche, tente de se débarrasser de son nemesis obscur, mais surtout, se laisse aller. Ce qui lui vaut des relations plus tendues qu’auparavant avec son entourage. Une fois encore, Batman semble en retrait de l’histoire. En tant que symbole, ce sont les autres qui en parlent le mieux. L’on s’intéresse en effectivement plus à l’homme derrière le masque qu’à la Chauve-Souris elle-même.

L’arrivée de Bane et ses mercenaires, dont l’unique but est réduire Gotham en cendre, de détruire les symboles et l’espoir apporté par Dent et Batman provoque cependant un sursaut d’orgueil chez Wayne. Il s’agit tant pour Bane de détruire Batman physique que mentalement, le torturer en le forçant à assister à la destruction de Gotham. Le mercenaire est un méchant pour le moins impressionnant, si pas terrifiant, avec son masque, sa détermination froide et sa violence brutale. Se présentant comme une force inarrêtable, le personnage ne manque ni de charisme, ni d’impact. Il ne faut certes pas s’attendre à un second Joker (qui relevait de la performance historique), Bane étant un personnage moins grandiloquent mais pas moins inquiétant. Le scénario livrent des indices sur son passé par bribes distillées tout au long du film qui, bout à bout, donnent une image plus humaine du personnage.

Son opposition à Batman met en exergue le côté radical de son combat, le fait que le héros est l’ultime rempart se dressant entre le mal et la civilisation. Comme Harvey Dent le disait dans TDK, en temps de crise, la ville place son sort entre les mains d’un héros pour se défendre. C’est exactement ce qu’il se passe ici, Gotham a besoin du retour de Batman pour la sauver une nouvelle fois; autant que Wayne a besoin de Batman pour vivre en paix avec lui-même. Le retrait relatif de ce dernier dans le scénario insiste quant à lui sur le côté inspirant du symbole, sa volonté de sortir Gotham de sa léthargie face au crime qui la gangrène. De transmettre le message que le héros se trouve en chaque citoyen. D’une certaine manière, le personnage torturé de Bruce Wayne/Batman est présenté comme une figure biblique, sa souffrance physique et morale étant le moyen de sauver définitivement les habitants de Gotham, de les inspirer par ses actes.

L’on pourra cependant reprocher à Nolan quelques menus éléments comme un développement de Gotham en huit-clos assez rapide ou l’usage plus que parcimonieux des gadgets de Wayne Enterprise par les mercenaires. De même, certains pourraient être déçus par la prise de pouvoir du souffle dramatique sur l’action pure.

Au final, The Dark Knight Rises est à la hauteur des (de mes) attentes. Moins percutant que son immense prédécesseur, il ne démérite pas à livrer sa dose d’action et d’adrénaline. Dans ce final épique, Nolan emmène sa franchise dans une autre direction, celle d’un blockbuster axé sur ses personnages et l’émotion, transcendant son héros par la souffrance, l'adversité et la quête identitaire. Bien réalisé et magnifiquement mis en musique, The Dark Knight Rises clôt d’une belle manière une trilogie qui est appelée à entrer dans la légende du cinéma. Et de quitter l'un des personnage les plus charismatiques du cinéma de ces dernières années...snif :(

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21 juillet 2012

Brave

Brave-Pixar-poster

Mark Andrews, Brenda Chapman, Steve Purcell
(2012)
Kelly McDonald, Billy Connolly, Emma Thompson
Musique: Patrick Doyle
Animation - Fantastique

Mérida, fille du roi d'Écosse, est une jeune fille impétueuse et échevelée, qui préférerait être archère. À la suite d'une dispute avec sa mère, elle fait un choix désespéré qui va avoir de grandes conséquences sur le royaume de son père et sur la vie de sa mère. Pour remettre les choses en ordre, elle va devoir braver les forces de la nature, de la magie et d'une malédiction (wiki, 2012).


Premier projet complètement nouveau depuis 3 ans et le magistral mais déroutant Up, Brave représente également la première incursion des studios californiens dans l’univers de la fantasy.

Déjà fortement attendu en tant que tel, la promotion efficace est venue renforcer l’attente des amateurs d’animation de tous âges à coup d’images enchanteresses. Au moins autant que le court-métrage La Luna : sublime, une fois de plus.

Et que dire si le film est à la hauteur des attentes. Visuellement, c’est un bijou qui est fait pour la 3D. Décors détaillés, fourmillants, colorés et surtout emprunt d’une véritable identité visuelle, d’une personnalité forte plongeant le spectateur au coeur de l’Ecosse médiévale, de son ambiance mystérieuse, emplies de magie et de vieilles légendes. L’animation est d’un niveau encore supérieur à Cars 2 (c’est dire), fluidité et lisibilité remarquable, même dans les séquences plus remuantes. L’ensemble est agréablement mis en musique, optant évidemment pour le folklore des Highlands, jusqu’à l’accent du doublage VO, savoureux !

Côté scénario, on pouvait s’attendre à un film épique avant tout. Pixar choisit un angle un peu différent, optant pour la chronique familiale, la dépiction de relation mère-fille, traitée tantôt avec gravité, tantôt avec légèreté mais souvent avec beaucoup d’humour. Humour qui est d’ailleurs une des qualités principales du métrage plutôt court et parfaitement concis (1h33 et aucune longueur). Pour autant, Brave n’oublie pas l’aventure, livrant sa dose d’action et de séquences épiques, voire presque qu’horrifiques par moment.

Cependant, bien qu’il soit riche en émotions, humour et action, Brave n’est pas le Pixar le plus profond. Il pourra de fait laisser les amateurs de Wall-E, Up ou Toy Story 3 sur leur faim, mais il redresse bien la barre par rapport à Cars 2. L’impression que Pixar a pris en compte les critiques sur l’orientation trop adulte de ces 3 opus est bien réelle. Soyons honnête, la richesse du film est amplement suffisante pour qu’il soit accessible à tous, qu’il soit plus familial et grand public que les 3 perles sus-citées.

En définitive, Brave démontre un nouvelle fois que Pixar a 2 trains d’avance sur tout le monde de l’animation en terme de technique pure. Doté d’un scénario qui tient la route, de personnag truculents et attachants, d’un humour ravageur et d’une profondeur réelle sans être abyssale, Brave se pose comme une performance artistique complète et accessible à tous.

brave

21 juillet 2012

Index des films

La plupart des films sont classés par ordre alphabétique selon le titre en version originale. Si vous avez une hésitation, n'hésitez pas à vous tourner vers le moteur de recherche ^^

A


71921474_p    the_debt_poster

spiderman IV    Apollo_18_Poster_535x792    20081014Appaloosa

70977395_p    Avatar_Movie_Poster    Avengers

B


batman_begins    The-Best-Exotic-Marigold-Hotel-Movie-Poster-Photos-Ninja Romeo pix-1    black death

Black_Swan_Poster    Brave-Pixar-poster    the_bucket_list

C


Cars_Affiche    cars 2

Le_Choc_des_titans_Affiche_FR    cowboys-and-aliens-poster

CrazyHeart    75875574_p    Crossing_Over

D


the_dark_knight    The-Dark-Knight-Rises-poster-BatmanThe-Legend-Ends

75619896_p    Daybreakers_5

district_9_Affiche    dont_be_afraid_of_the_dark_movie_poster_01    drive_poster

E


Echange    xyw

G


the_ghost_writer_0    ghost-rider-spirit-of-vengeance-poster-i6    The-Girl-with-the-Dragon-Tattoo-Movie-Poster

the_green_mile_poster_25409    green_zone_movie_poster_1020550446    The grey

H


250px_PosterHP7_1fr    harry-potter-deathly-hallows-2-poster

20090611_the_hangover    Hereafter_Affiche

hot-fuzz-poster-small    hugo_movie_poster_02    hunger-games

I


The_Ides_of_March_poster_3    affiche_inception

    The_Incredibles_affiche    invictus_691x1024   

Inglourious basterds70082621_p    Iron_Man_2_affiche

J


jedgar    Jurassic_Park    JER1

K


The_Kings_Speech_movie_poster    kisskissbangbangmovieposter

knight-and-day    KF2

L


lastsamurai    le_royaume_de_ga_hoole_277

MondeNemo    Le_Roi_Lion

M


runaway_jury_ver2    man_from_earth_poster    man-on-the-ledge

meet_the_parents_little_fockers    MDB_image_1__3_    Mission-Impossible-Ghost-Protocol-Poster

Moi_moche_et_mechant    Monsters-movie-poster    mysterious-skin

O


affiche_1

P


the    Movie_paranormal_activity_3_poster    pirates_of_the_caribbean_on_stranger_tides_poster_18

pirates-band-misfits-poster1    The_Pledge    poster_the_prestige_poster_1

Priest poster    prince-of-persia-sands-of-time-movie-poster    Prometheus2

R


Rango    ratatouille_ratatouille_ratatouille_2007_08_01_21_g    Red_Movie

Rien_a_declarer_Affiche    The-Rise-of-the-Planet-of-the-Apes-Poster-3

PosterTheRoad    RH_image_1__2_

S


shaun-of-the-dead    The_shawshank_Redemption_affiche    shining

70818704_p    Sherlock-Holmes-2-A-Game-of-Shadows-Poster-Final-USA    Slumdog_Millionnaire_affiche

Source_Code    70289530_p

T


Taken_Affiche    this-means-war-poster    terminator_salvation

thin_red_line    The_Thing_2011_Poster    Tinker_Tailor_Soldier_Spy_Film_Poster

69452738_p    The_tourist_affiche_poster_Streaming_480x640    transformers-3-affiche-film

tree_of_life_poster    Triangle    90987_tron_legacy_affiche

toy_story    ts2    Toy_story_3_3D_affiche_internationale_1

U


C1272267B7A1453FA87F44744F9D2A4F    Affiche_UpInTheAir

W


affiche_film_wall_e_01    War-Horse-poster

the_way_back_poster    WrathoftheTitans

X,Y,Z


x-men-first-class-image-459764-article-ajust_613    movie_poster_design_inspiration_3    Zombieland_Poster_2

20 juillet 2012

Batman Mania

Bon, je n'en peux vraiment plus d'attendre ce Dark Knight Rises, et probablement vous êtes dans un état pareil également (ou pas).

Voici une petite piqûre de rappel sur la fin de The Dark Knight: sublime, riche émotion grâce à la voix off, aux images fortes mais surtout à la musique magique qui les accompagne. On remarquera que cette piste peut être trouvée sur la version "extended" de la BO, sous le nom  A Watchful Guardian, à une différence près. Le passage entre 2:29 et 2:36 (dans la vidéo, au moment où le fils de Gordon intervient) ne se retrouve pas sur la piste audio, bien dommage car ce mouvement est magnifique.

Et prolongons le plaisir avec la musique des crédits de fin, elle aussi superbe, qui mêlent plusieurs pistes de la BO, avec un mixage un poil différent. Voir de l'inédit à partir de 4:00 (et jusque 5:00), avec le retour du thème de Bruce Wayne, complètement oublié dans ce volet. Tout en nuance et en drame, intonations pessimistes mais tellement flatteuses et douces après le déferlement que constitue le film.

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13 juillet 2012

The Amazing Spiderman

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James Webb (2012)

Andrew Garfield, Emma Stone, Rhys Ifan
Musique: James Horner
Science-Fiction/ fantastique

Abandonné par ses parents lorsqu’il était enfant, Peter Parker a été élevé par son oncle Ben et sa tante May. Devenu adolelescent, Peter entame une quête pour élucider la disparition de ses parents, ce qui le conduit rapidement à Oscorp et au laboratoire du docteur Curt Connors, l’ancien associé de son père. Piqué par une araignée mutante, il acquiert des super-pouvoir. En décidant d’utiliser ses pouvoirs, il va choisir son destin…(Allociné, 2012)


L’idée d’un reboot d’une trilogie d’à peine 10 ans n’était guère porteuse auprès des fans, tout semblant avoir été dit dans les excellents films de Sam Raimi (du moins les 2 premiers). A coup de promotion massive et d’une promesse d’un changement de ton, la franchise semble pourtant attirer les foules dans les salles.

Au premier coup d’œil, l’attention se porte sur l’esthétique des images, très contrastées et colorées, ainsi qu’à la réalisation qui semble taillée pour la 3D spectaculaire. Certaines scènes de vols sont d’ailleurs pensées pour cette technologie et le visionnage en 2D s’avère dès lors frustrant dans ces moments spécifiques. James Webb sait s’y prendre pour fournir du spectacle et user des effets spéciaux, dont certains flirtent avec le gore. On regrettera que le design du Lézard soit moins réussi.

La relecture scénaristique donne un point de vue plus adolescent que le modèle original. Le film aborde tant la naissance du héros que les doutes identitaires et les relations affectives des ados. Chacune bénéficie de parties qui leur sont dédiées conférant une sorte de dualité au scénario, à l’image du héros masqué. Comme on peut l’imaginer, ces deux aspects tendent l’un vers l’autre avec le temps. L’on pourra compter sur un casting correct, bien que Garfield manque un peu charisme, passant au second plan face à Emma Stone (au personnage infiniment plus intéressant que celui de Kirsten Dunst) et surtout Rhys Ifan (impeccable en Connors).

Cependant le reboot manque singulièrement d’imagination, d’envergure épique.  L’aspect adolescent colle pas mal à une certaine version des comics, ce qui est une qualité et un défaut. Le respect du matériel original (du moins sur ce point de vue) est à reconnaître, de même que le réalisme de la psychologie dépeinte. La crise identitaire, la recherche de ses racines, le deuil et les relations amoureuses et la  découverte des pouvoirs sont autant de passages obligés. L’usage de ces derniers et la notion de responsabilité sont également mis en avant, conduisant Peter Parker le vengeur vers Spiderman le héros. Toutefois, ces développements, aussi bien menés soient-ils grèvent le rythme du film, alourdissent le dynamisme d’une histoire qui en a pourtant besoin.

Et la prévisibilité du scénario n’aide pas le film à véritablement prendre son envol (tous les éléments sur le méchant et son plan sont très vite dévoilés pour le spectateur attentif). Les enjeux restent assez  flous, le développement des personnages prenant largement le pas.  De fait, ils ressemblent à  de grandes esquisses des lignes scénaristiques abordées dans les suites et s’avèrent finalement frustrant pour la personne à la recherche de nouvelles informations.

Au final, ce reboot des aventures de l’homme araignée laisse un goût de trop peu dans la bouche. Loin d’être exempt de saveurs (esthétique, action, développement), il peine à passionner véritablement son auditoire et s’avère finalement assez convenu. La faute à un manque d’originalité, un rythme bancal et un scénario terriblement inachevé. James Webb tisse une toile globale autour de ses personnages (désolé…XD) mais n’emprunte que les autoroutes pour véritablement les décrire, occultant les chemins tortueux qui promettaient pourtant d’intéressantes révélations.

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30 juin 2012

Message - Pause estivale

Salut les bloggeurs! 

Vous aurez probablement remarqué le manque d'activité dans le blog depuis un mois ou deux. J'en suis réellement désolé, mais l'écriture se fait moins facile qu'il y a 4-5 mois. Et à vrai dire, je ne regarde plus énormément de film ces derniers temps. Mon mois de juillet va être très occupé, aussi je pense prendre une pause de quelques semaines pour vraiment retrouver l'inspiration et relancer l'activité. Vous aurez au moins droit à Ice Age 4 et The Dark Knight Rises. Mais ne vous attendez pas à une actualité débordante. Je répondrait à vos commentaires dès que je reviens de vacances (mercredi).

Bonnes vacances à ceux qui en prennent, bon boulot aux autres!

A bientôt tout le monde

Le umas

28 juin 2012

Javier Navarrete - Wrath of The Titans Soundtrack

Un des éléments qui rendaient WoT acceptable est sa musique efficace. Composée par Javier Navarrete, elle s'appuye essentiellement sur deux thèmes, Persée et les Enfers, pour construire sa progression. Cette caractéristique est à double tranchant: facile d'accès, elle manque de profondeur et de nuance. Les thèmes sont effectivement resservis à toutes les sauces et seules de rares pistes s'en séparent. Cependant, l'efficacité des sonorités orientales/antiques alliées aux thèmes héroïques contemporains est réellement agréable. Le tout se pare de choeurs imposants, souvent puissants et tantôt vraiment terrifiants (l'intro de Zeus in The Underworld).

Le thème principal qui sert d'ouverture s'attache évidemment à Persée. Un arrangement assez aérien et héroïque qui s'appuie sur une rythmique de corde, basée sur une structure classique en 4 temps sur laquelle viennent se greffer des cuivres puissants. Les percussions peuvent l'agrémenter, mais restent surtout l'apanage des pistes d'actions/infernales (Zeus in the Underworld, Attack of The Chimeara, Ares Fight, Brother Ares,...). Entre crescendos épiques (Andromeda, Pegasus, thème général) et moment plus calmes (Humans Stopped Praying), le thème connaît pas mal de variations tout au long du film.

Le thème des Enfers est lui à l'opposé: sombre, industriel. Les choeurs y sont plus présents, les percussions martelées et les rythmes plus acérés. Ambiances oppressantes, mystérieuses et violentes. Par moment, la tendance à lorgner vers le travail d'autres (Howard Shore et son LOTR, John Williams et les Jurassic Park, etc) est manifeste. Elle ajoute cependant des instruments orientaux et limite ces références.

S'ajoutent quelques moments plus dramatiques et romantiques, mais tout aussi rares que dans le film lui-même.

Du reste, si elle ne brille ni par son originalité (quelques impressions de déjà-entendus), ni par sa profondeur (on en a vite fait le tour), la musique de Wrath of Titans est pourtant une des qualité du film. Participant aux ambiances épiques et/ou violentes, le travail de Javier Navarette est assez accessible pour ravir le grand public tout en flattant l'oreille du BOmane averti. On retiendra les 3 premières pistes qui donnent assez d'informations pour appréhender le reste de la BO (l'épique thème de Persée, la grandiose Human Stopped Praying et l'angoissante Zeus in The Underwolrd). Une OST agréable et taillée pour les blockbusters en somme, mais surtout bien supérieure à la fade composition du film précédent.

 

21 juin 2012

Madagascar 3 - Europe's Most Wanted

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 Eric Darnell, Conrad Vernon, Tom McGarth (2012)
 Ben Stiller, Chris Rock, David Schwimmer, Jada Pinkett Smith, Salma Hayek
Musique: Hans Zimmer
Animation

Après s’être échappé du Zoo de New York, avoir vécu dans la savane, la bande d’animaux (presque sauvages) la plus chtarbée du cinéma revient divertir les salles. Cette fois, c’est la nostalgie d’Alex le Lion qui motivent cette nouvelle aventure épique. Désireux de retrouver les Pingouins à Monaco et d’enfin rentrer chez eux, la petite famille s’embarque dans un périlleux périple à la recherche de leur ancienne gloire et atterrissent dans un cirque.


 La promotion massive dont le film fut l’objet a certes relancé l’intérêt pour une saga en manque de renouvellement et surtout éclipsée par son spin-off télévisuel «Les Pingouins de Madagascar ». S’il ne brille pas par son scénario, somme toute assez linéaire et parfois un peu chaotique (les lignes scénaristiques des personnages et des chasseurs sont assez mal intégrées), c’est que Madagascar 3 mise avant tout sur le fun décomplexé. L’humour et les bons sentiments sont toujours présents avec quelques bonnes répliques/situations. 

Pirouettes (et cacahuètes…je sors) sont le fondement d’un film bondissant de lieux en lieux, toujours plus colorés et flashy, tournoyant de personnages en personnages. La palme de cette démesure poppesque revient au renouveau du cirque ainsi qu’à son show digne de Tron, en (beaucoup) plus coloré. Le tout avec un morceau bien radiophonique et entraînant en fond. Une explosion de couleurs acidulées dans une séquence taillée pour la 3D. On remarquera d’autres moments de bravoures tout aussi épiques jalonnant le parcours (course poursuite à Monaco, apprentissage du trapèze-américano,…). Dommage que les personnages du cirque soient si peu exploités/approfondis (sauf le tigre).

Tentant de chasser Pixar et Universal sur leur terrain (impossible de ne pas faire le rapprochement avec Cars II et l’humour débridé des Ice Age du second), ce Madagascar 3 y perd quelque peu son identité. En effet, si les références sont nombreuses (et ne se limitent pas aux films précités), elles sont tellement explicites voir imposées que l’en vient à se demander s’il s’agit de références ou d’emprunts purs et simples.

Côté technique, rien à redire : c’est beau, fluide, coloré et dynamique. Mais pas de quoi s’émerveiller non plus. La modélisation semble stagner depuis le dernier épisode, les progrès réalisé sont plutôt à mettre sur le compte des couleurs et du dynamisme.

En définitive, Madagascar 3 se situe dans la lignée de ses prédécesseurs. La saga poursuit son chemin mais semble se chercher un second souffle en allant piocher du côté de ses rivaux. Cependant, nous tenons ici un film d’animation correct, fun et agréable à suivre.

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13 juin 2012

The Two Towers Live Concert in Rotterdam

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Si elle est diversement appréciée selon les goûts, force est reconnaître la grande qualité de la composition d’Howard Shore pour The Lord of The Rings. Les projets d’en faire des concerts n’ont pas manqué et dès 2010, 3 tournées mondiales ont été montées, une pour chaque film. Lorsque j’ai appris qu’il y avait des concerts pas loin (enfin, 200km), l’occasion était trop belle pour être manquée. Et c’est avec Maria Julia, fan invétérée, que l’aventure « The Two Towers in Live » - OST qui mêle action et ambiance, à mi-chemin entre TFR et TRK - s’engage.

D-Day : 9 juin, jour du premier match des Pays-Bas à l’Euro, ça vous agresse les pupilles à coup d’orange fluo (jusque dans la salle). Enfin, ça promettait un peu d’ambiance s’il gagnait…ce qui apparemment n’était pas gagné.
Lieu : Rotterdam. Grande ville batave, renommée pour son port gigantesque, située à l’embouchure de la Meuse. Egalement connue dans le monde urbanistique pour son architecture post-moderne impressionnante. Plus précisément, c’est au cœur du complexe de spectacles-conférences de Doelen que se tient le concert.

De Doelen (Grote Zaal), salle qui accueille les 2000 spectateurs de tout âge et de tout type (du fan lambda au hardcore en passant par le mélomane averti ou la famille), n’est pas particulièrement jolie. D’architecture très moderne, elle brille par son acoustique (beaucoup moins par le confort de ses sièges !). Placé dans les premiers rangs côté cour, assez en retrait pour bénéficier d’une meilleure vue sur l’écran où sera projetée l’intégralité du film (version ciné) sans perdre la fosse de l’orchestre de vue.

Mais revenons à la musique. Outre leur aspect événementiel et promotionnel, ces concerts offrent surtout l’opportunité de redécouvrir la beauté des arrangements d’Howard Shore dans un cadre unique, et d’une manière inédite. En effet, l’expérience est bien éloignée d’une bonne sono : la salle enlève toute la compression présente sur les disques ou provoquée par la qualité des enceintes. Si cela amoindrit le punch de certaines pistes, l’aération donne une sensation d’espace où  les notes s’épanouissent parfaitement. La musique semble libérée des limites des speakers et occupe l’espace de manière bien plus aérienne et gracieuse que dans une salle de cinéma.

DSCF0883

C’est une sorte d’ivresse musicale qui envahit alors les oreilles et le corps. Car un concert n’est pas qu’affaire d’ouïe, mais aussi de vibrations, celles qui remuent les tripes, hérissent les poils, celles enfin qui font vibrer le siège. Le visuel a sa part d’importance également. Si la décoration de salle ne laisse rien transparaître, c’est vers l’orchestre que le regard se tourne. La curiosité et le plaisir de voir les musiciens jouer sont réels : repérer les instruments, détailler les mouvements des doigts et des bras ou encore chercher qui joue quoi. Un coin du voile se lève alors sur cette partie souvent mystérieuse de l’enregistrement et de la direction d’une bande originale. Les tonalités un peu différentes et l’équilibrage du niveau sonore font redécouvrir les pistes les plus nuancées sans altérer la puissance des thèmes principaux. De même, l’immersion dans le film ne perd rien, en dépit d’un son bien moins engageant. Tout cela forme une l’expérience à part entière et bien plus large qu’une simple écoute. 

La set-list est issue des « Complete Edition » (voir ci-dessous). 2h45 de musique entrecoupées d’une pause bien méritée pour les musiciens. Les thèmes s’enchaînent et rare sont les moments de silence complets. Si les arrangements de l’Isengard et du Mordor vous collent au siège, ceux du Rohan prennent au ventre et/ou filent la chaire de poule. Sans parler des chœurs tour à tour épiques, mélancoliques ou romantiques (The Last March of The Ents...aarrgh!). L’interprétation est sans faille, tout au plus regrettera-t-on le son du film lui-même. Le rythme colle parfaitement à l’image, l’intensité est juste à chaque instant et par moment, l’on se demande si c’est vraiment à un concert que l’on assiste. On sent que le spectacle est rôdé (il s’agit pourtant du premier soir !). Une performance de haute-volée des musiciens et des choristes, parmi lesquels des enfants pour les parties les plus hautes.

Au final, The Two Towers Live est bien plus qu’un concert philharmonique. C’est une redécouverte de l’œuvre d’Howard Shore, mais également du film qui va avec. Il s’agit avant tout d’une expérience sensorielle, complète. Le couple image-musique est ici sublimé par la puissance de la seconde, sa pureté, la résonnance dans les corps et dans les sièges. Le tout en étant témoin du jeu des musiciens. Bref, un concert que tout amateur de musique et du LOTR devrait aller voir (et sa chance n’est pas encore passée, car les 24,25 et 26 avril 2013 verront Le Retour du Roi à Rotterdam !).

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Set-List

Glamring
Elven Rope
Ugluk's Warriors
The Tree Hunters
The Banishment of Eomer
Night Camp
The Plains of Rohan
Fangorn
The Dead Marshes
Wraights on Wings
Gandalf The White
Edoras
The court of Medusel
Theoden King
The Forests of Ithilien

-- Pause --

One of The Dunedain
The Wolves of Isengard
Refuge at Helm's Deep
Voice of Saruman
Arwen's Fate
The Story Foretold
Faramir's Good Counsel
Aragorn's Return
War is Upon Us
Where is The Horse And The Rider?
The Host of The Eldar
The Battle of Hornburg
The Breach of the Deeping Wall
The Entmoot Decides
Retreat
Master Peregrin's Plan
The Last March of the Ents
Theoden Rides Forth
The Tales That Really Matter

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